lundi 26 août 2013

En route vers notre première finca!

Salut à toutes et à tous, 
ça fait beaucoup de nouvelles en peu de temps mais voilà que nous partons demain pour notre première ferme organique et nous doutons sérieusement pouvoir donner beaucoup de nouvelles dans le prochain mois. 
Avant de vous faire le topo, voici une petite récap de nos derniers jours à Quito. 

Si vous ne le saviez pas déjà, Quito est la troisième (officiellement deuxième) plus haute capitale au monde; après La Paz, en Bolivie et Lasha, au Tibet (parce que, sans vouloir tout politiser, nous considérons le Tibet comme un pays!)

Ce qui veux dire qu'à proximité de la ville, y a des beaux petits treks à faire! Donc, on est aller faire un petit tour sur le cratère du volcan Guagua Pichincha. Malheureusement, un lever tardif et un ciel bien couvert ne nous a pas permis d'avoir le meilleur regard sur la chose mais il ne manque pas de volcan en Équateur, donc ce n'est que partie remise. 

 











Néanmoins, notre petite marche de 4 heures dans les montagnes a tout de même été des plus romantique et a sérieusement testée notre souffle.








On s'est donc aventuré jusqu'au "Teleferico" de la ville de Quito qui nous a fait faire un bon de quelques 1200m pour atteindre la base de la montagne à 4100m et des peanuts.


 

 

 






 Par la suite, on s'est payé la traite en escaladant un ptit 400m de plus jusqu'à, bien... pas tout à fait le pic de la montagne... parce qu'il commençait à faire sombre et frisquet ! Santé et Sécurité!




 





 À cette altitude, il faut littéralement monter par étape parce qu'on risque le pire. Pas besoin de vous dire que  notre orgueil spartan (celui de Simon surtout) à été mis à rude épreuve.










Entre temps, on a aussi visité "La Mitad del Mundo" qui, on nous dit, est sur la ligne du 0"0"0. Il parait que c'est pas tout à fait vrai mais on s'en fou, on s'est bien amusé quand même! 



 




















Ensuite, Simon a terminé l'école!! Et Soa s'est donné la mission de continuer son éducation. Son salaire: gâteau et café... en plus que Simon doit la laisser tricher à des jeux qu'elle invente de toute pièce. Qu'est-ce qu'on ferait pas pour l'amour! 
Parlant d'amour, l'amour c'est comme une graine qu'on plante pour voir pousser, une graine fragile et nourricière à la fois, une graine qu'on chérira et sur laquelle on veillera autant que sur notre souffle écourté en montagne. 

On va planter beaucoup de graine dans les prochains mois.... tout ça pour se pratiquer à donner la vie (de toutes les façons que vous voulez bien vous imaginez!).

On part pour Guantabamba demain... village qui semble impossible à trouver sur aucune carte. C'est vraiment excitant pour nous ça!! On sait, par contre, que c'est près de la ville de Pujili dans la province de Cotopaxi. 


Pour votre information, au centre de cette province, se trouve le volcan du même nom! Le volcan Cotopaxi est aussi un des plus haut volcan actif au monde et un des 26 volcans de l'Équateur. Quand on vous disait qu'on avait du choix!

En tout cas, demain on s'en va sur une ferme de grain (Quinoa, orge, mais, patates, etc) qui se trouve à 3250m. Au grand plaisir de Soa, la ferme est la maison de beaucoup d'animaux: des llamas, des poulets, des chiens, des chats, des cochons, des chochons d'indes et des ânes (David et Lazar!!).

C'est un projet de 3 familles équatoriennes... qui ne parlent pas anglais. Donc Simon devrait ressortir de là avec un meilleur espagnol que son  "Si, no, toaster" actuel! 

Souhaitez-nous de la merde en masse (beaucoup d'animaux!!), on vous donne des nouvelles dans un mois! 



Soa et Simon






vendredi 23 août 2013

La primera semana


Hola !
Donc voici notre première semaine complétée et une sérieuse dualité émotionnelle semble s'être emparée de nous deux.

D'un coté, on doit se pousser à chaque jour pour rencontrer des gens d'ici et d'ailleurs, accumuler les contacts à tous les coins de rues, faire des visites périodiques aux multiples bureaux du gouvernement équatoriens, aux banques locales.... sans compter un retour à l'école pour Simon.  Une sérieuse quantité de stress, quoi. Aucune surprise par contre, étant donné la nature "pieds dans le vide" de notre expédition mais surtout, considérant le bastion de la sainte bureaucratie "immigrationnelle". Vous vous rappelez les 12 travaux d'astérix?

De l'autre, on semble vivre dans une bulle, évachés sur un nuage de zénitude profonde. En effet, malgré ce buzz d'anxiété qui flotte plus ou moins tout le temps sudevant l'inconnu de notre épopée mais surtout devant le mur de la sainte bureaucratie "immigrationnelle", on a vraiment l'impression que la découverte de notre futur chez nous est toute proche et sera constant de cette zénitude profonde.

vue de notre hôtel
 



Simon est de retour à l'école. Un petit 20 heures intensif d'espagnol. Une nécessité, oui, mais aussi un rêve qui date de 10 ans. Il pense sérieusement ne jamais avoir été aussi studieux de sa vie! C'est fascinant de pouvoir mettre en pratique ce que tu apprends, directement dans la vie de tous les jours. Habituellement, quand on te gave de mille et uns morceaux d'information, il y en a malheureusement une grande quantité qui se perd en chemin. Une sorte de fuite lié à l'écart de temps entre l'apprentissage et le terrain. 


vue de l'école de Simon




Apprendre une langue dans un pays qui ne semble pas voir l'intérêt à te répondre dans une langue que tu comprends... c'est l'expérience la plus gratifiante qui soit. Simon a vécu ça une fois déjà, à Londres, avec l'anglais. C'est exactement le même feeling mais avec plus de maturité pour comprendre l'étendue de l'opportunité qui se présente à lui.



À part de ça, on s'est excité à prendre un bus sans savoir où ce dernier nous mènerait. Notons que les bus ici coutent 0.25$ par personne; peu importe la distance. Et bien, on s'est retrouvé dans le quartier le plus élevé de la ville et on s'est payé la traite, style panorama imprenable, en mangeant un gâteau au banane à 0.50$.

vue de notre futur appart à Quito!

 




















Simon clame haut et fort qu'il compte acheter un appart là haut, pour que la famille ait un endroit où rester à Quito... le temps de s'adapter à l'altitude!



On marche beaucoup, y a des parcs partout, du colonial à fond, des grosses églises avec des iguanes et des tatous à la place des gargouilles! On mange des fruits, des fruits et encore des fruits et on doit avoir essayé au moins 7 des 32 sortes de patates qui poussent fièrement en sol équatorien.

Aujourd'hui, on a finalement gouté un encebollado, qui est une soupe à l'onion, à la patate et au steak de poisson. Oula! Nouveau favori!




Notre nouveau président, au centre des ministres


Sinon, on s'est levé à 7h ce matin pour aller faire une deuxième visite à l'office des visas aujourd'hui. Congé d'école, yé!! Pas tant que ça non... on aurait préféré se faire souffrir avec encore plus de "verbos irregulares"! Grosso modo, on a voyagé entre les différents bureaux de visas pour se faire dire qu'il fallait retourner voir les précèdants. Que de plaisir!!



Simon est allé dire bonjour au président Correa à la pause de son cours d'espagnol. Il a pu discuter politique avec son enseignante. Beaucoup de monde, beaucoup de policia aussi... parce que comme tout bon politicien, Correa a fait des promesses qu'il est incapable de remplir. Dans ce cas-ci, c'est de ne pas aller puiser de pétrole dans le parc Yasuni; parc protégé qui détient certaines des plus vieilles tribus du continent Sud-américains et qui acceuille une grand diversité faunique et florale.



Une des personnes qui a illuminé notre semaine est Diana, une amie commune du fameux pirate Lazar Konforti et de la merveilleuse Lara Cousins. Cette dernière nous a payé la traite en nous faisant faire le tour de Quito et en nous donnant de précieux conseils.

Saviez-vous que l'ONU donne des bourses sérieusement intéressantes pour les petits projets éco-communautaires en Équateur? Ça sent des heures de plaisirs dans plus de paperasses bureaucratiques ça... mais peut-on vraiment levez le nez à un tel parfum?!


À part de ça... Mauvaise nouvelle; on ne pourra pas rallonger notre visa actuel. Bonne nouvelle; il a quand même de la lumière au bout du tunnel. Plusieurs options s'offrent à nous mais il nous faudra être proactifs. On vous donnera une liste des visas possibles en temps et lieu, pour ceux qui aiment la bureaucratie!


On adore Quito mais on a vraiment hâte de mettre les mains dans la terre. Alors, on prévoit partir vers notre première ferme d'ici mercredi! On ne manquera pas de vous faire un topo de celle-ci avant notre grand départ.



samedi 17 août 2013

Notre baptême d'altitude à Quito

Bonjour à tous,
Nous voilà arrivés à Quito, capitale de l'Équateur. Nos premiers jours ici n'ont pas été de tout repos mais ça commence à se rétablir. D'abord, Simon est arrivé au pays avec un bon ptit virus costaricain (rien de grave, voir ci-dessous), ce qui nous a donné un défi supplémentaire pour passer la douane
équatorienne. Une bonne journée de repos bien méritée et voilà que Soa attrape les restants affaiblis de la dite cochonnerie!

Le Costa Rica ne voulait vraiment pas nous laisser partir!





D'ailleurs, vous ne devriez pas être surpris d'apprendre (ah, l'aventure!!) que notre vol a été annulé mardi matin, que nous l'avons seulement appris à l'aéroport lundi soir (le banc aéroportuaire étant notre hôtel pour la nuit),  que notre sommeil a été légèrement dérangé par la quantité absurde d'air-conditionnée (spécialement importée du Canada) et par la toune de l'hélicoptère de Apocalypse Now, sur repeat, dans le piton, pendant 20 minutes à 2h40 du matin !

Mais nous allions être récompensés royalement (à la manière Rajaona)!
À 7 h du matin, à court de sommeil, Simon remonte ses pantalons, accroche son plus beau sourire et décide d'aller flirter avec l'agente d'Avianca. 

Elle lui dit qu'il n'y a pas de problème, la compagnie a déjà changé le vol vers Bogota, Colombie...Ooohhh purée,  cela sans considérer la connection vers Quito. Elle est visiblement désemparée (par le sourire de Simon) car elle n'a jamais vu une erreur pareille (ici, on ne parle pas du sourire de Simon)!

La merveilleuse madame fait quelques appels, va faire un tour dans les bureaux de son patron et revient avec le gros lot:

Hôtel de luxe pour la journée (en attente de notre vol corrigé avec connection valide), déjeuner et lunch inclus et un upgrade en première classe sur tous nos vols!


Soa aime bien la première classe!

Et Simon ne s'en ait pas plaint du tout non plus, dans l'état où il était. Il a même triché en sirotant son premier scotch du voyage au Vip Lounge de San Jose!
 


Tout ça semble charmant, mais ça a quand même été un long voyage vers Quito avec une arrivée à 23h lundi à l'aéroport de San Jose pour enfin atterrir dans notre lit à Quito mercredi à 1am.


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Bon, revenons à nos moutons!

Quito, Équateur!!!



Ça fait maintenant 4 jours qu'on est ici et on a roulé! On s'est promené pas mal, autant à la marche qu'en bus et metrobus (tramway rempli jusqu'au plafond). On a encore le souffle coupé... littéralement! Tout est très beau ici, bien entendu, mais les 2800 mètres d'altitude, ça pèse sur l'orgueil de spartans.

Saviez-vous qu'à 3000m, l'oxygène disponible ne correspond qu'au deux-tiers de celle qu'on retrouve au niveau de la mer? Donc, grosso-modo, notre petit coeur doit s'adapter à ce manque d'oxygène et il réagit de deux manières:

-réaction immédiate
Accélération de la fréquence de ventilation et de la fréquence cardiaque, afin de capter davantage d’oxygène dans l’air et le transporter plus rapidement aux organes. Cette réaction est coûteuse pour l’organisme au plan énergétique, car elle fait travailler davantage les muscles respiratoires et le cœur.

- réaction progressive
La réaction immédiate est remplacée ou complétée par un mécanisme plus économique : l’augmentation du nombre de transporteurs d’oxygène, c’est à dire les globules rouges. Ils sont longs à fabriquer, il faut passer au moins une semaine en altitude pour voir augmenter leur nombre. La fréquence de ventilation et le rythme cardiaque pourront alors ralentir, sans toutefois revenir aux valeurs de base.

On est pas encore rendu là!

Entre temps, on a fait notre possible pour se rendre au bureau de visa. On s'est perdu comme il faut en route, mais ça fait partie du charme du voyage!
Après quelques heures, on a compris que ça serait pas de la tarte mais bon, des nouvelles là dessus mercredi prochain.

Sinon, Simon retourne à l'école aujourd'hui (Samedi matin, yéééé!!!)! Il s'est inscrit à des cours d'espagnol bien mérités.

Hasta luego!
Simon et Soa en Équateur!!!