lundi 20 janvier 2014

Vilcabamba; la vallée de la jouvence


Salut les cocos,
Cette semaine on vous raconte notre petit périple à Vilcabamba, vallée de la «Juventud» ! On l'appelle comme ça à cause de sa concentration inhumaine d'athlètes centenaires. 
 
Vilcambamba est un petit village à environ 1200 mètres d’altitude au creux des montagnes de la province de Loja, au sud de l’Équateur.  

Ce trou de montagne a la particularité de trôner sur un climat d’une clémence exceptionnelle. Ici, il ne fait jamais trop froid, il ne fait jamais trop chaud, on compte les moustiques sur les doigts d’une seule main.
 
En plus, et c’est ce qui devrait en faire un paradis sur terre, c’est que contrairement au climat de montagne habituel, un nombre incroyable de fruits et légumes y pousse : oranges, bananes, avocats, betteraves, kales, patates, oignons, tomates, lime, etc.
 

 Ici, il y a des rivières partout, des cascades à seulement quatre heures de marche (quand on les trouve!) et des levers de soleil mémorables.
Mais à Vilcabamba, le ratio expat-équatorien est encore plus prononcé qu'à Cuenca. En effet, même s’il y a à peine dix ans que les étrangers ont découvert la valeur inégalable de cet oasis de paix, déjà Vilcabamba s’est transformé en colonie de peuplement.

Comme à Cuenca, ça n'a pas que du mauvais. Ça a en effet fait naître de nombreux cafés, restaurants et services qui sont plus qu’appréciables pour un voyageur qui a un peu le mal du pays.

Nous avons par exemple fait un cumul d’onze heures de cheval avec les Rajaona !

On a eu le plaisir de rencontrer un marchand belge de chocolat et café équatorien. 

On a mangé de la pizza et des samosas végétariens, des gaufres belges au chocolat fondant équatorien, du pain français aux olives et du fromage emmenthal et bu de la bière en fut.

 








Mais on a surtout fait plein de cadeau de hippie à Soa pour son anniversaire.

Mais comme dans de nombreux cas de communautés d’expatriés à travers le monde, très peu de cette «valeur ajoutée» au paysage déjà paradisiaque de Vilcabamba ne rapporte vraiment aux locaux.

Et comme une énorme partie des terrains ont été acheté à l’aveuglette par des fonds de retraites sans fond, vous ne serez pas surpris d’apprendre que les terrains ne sont pas achetables.

On a pourtant commencé notre recherche sérieuse de terrains dans les environs de Vilcabamba.

On a ainsi magasiné une ou deux montagnes dans le fin fond de nulle part. 

Les prix étaient exorbitants... le mont Orford était probablement plus abordable. Mais ça a quand même été très raffraichant de faire nos premiers pas dans le processus de l'achat d'une terre. 

Eille...ON MAGAZINE UNE TERRE!!!

C'est quand même assez fou. Il y a un million de détails à considérer. Et ça, c'est parce qu'on n'est pas difficile. Mais ce fameux processus, c'est pour le blog sur l'Oriente!  

De retour à la vallée de la jouvence.

Le comble de notre visite à Vilcabamba, ce fût notre lune de miel d’une semaine dans une cabine rustique-pas-très-rustique en bois dans la réserve Rumi-Wilco ; gracieuseté des parents de Soa. 
Encore une fois : Merci !!
On en a profité pour se faire des bouffes incroyables dans notre cuisine "rustique-tout-équipée", des cafés provenant de Malacatos, la ville d'à coté, le matin, des thés glacés aromatisés aux herbes de notre petit jardin d'herbes, le midi, des "batidos" à toutes les heures.

 

On s'est aussi permis de nombreuses parties de BackGammon avec Soa et le beau-papa! 

 
On a fait des beaux dodos avec les grillons.

Et, on ne vous mentira pas, on un peu exagéré sur le temps de hammac!

Avec des vues comme ça le soir, ça donne le goût de se laisser bercer le plus longtemps possible!
On s'est aussi énervé avec Gérard sur les baignades dans l'eau de jouvence de la rivière magique qui bordait notre maison dans les bois. 

Cette eau serait le secret de la concentration unique de centenaires à Vilcabamba et de leur air de n'avoir pas plus de 88 ans. 

Bon...on nous dit qu'ils ont probablement 85 en moyenne et que cette histoire de centenaires, c'est de la propagande gouvernementale pour faire mousser le tourisme. 

En tout cas, pour le tourisme ça a fonctionné... même que c'est des investisseurs étrangers qui sont venus s'installer!! Et puis, on pense que l'affluence de p'tits jeunes de 85 ans, c'est quand même très honorable!
En tout cas, Simon a même trouvé le moyen de méditer dans cette rivière miraculeuse sans se noyer.

Gérard lui, fait des clins d'oeil à Monique comme quand ils étaient à l'université.
On a aussi fait des treks dans la montagne, des fois pour aller nulle part pendant cinq heures avec les Rajaona! Ils sont en forme c'est deux là! Puis, ils n'avaient même pas encore bu l'eau de la "juventud"! On cherchait une cascade... on ne l'a pas trouvé, pas même en tout en haut de la montagne du parc Podocarpus. (Il ne faut surtout pas manqué la 3eme port verte en métal, pour après marcher 40 minutes sans indications sur le terrain privé de quelqu'un, jusqu'à la 4eme porte verte, barrée avec un cadenas; mais, qui offre juste assez d'espace en dessous pour y passer étrangement légalement. De là, descendez à travers le champs de maïs en tournant légèrement vers la gauche après avoir passé celui-ci et espérez que vos oreilles sont bien lavées parce qu'après ça, c'est l'ouie qui fera tout le travail pour trouver la chute. Hé oui, c'est compliqué comme ça!!)
Ce qu'on a trouvé, par contre, par hasard, c'est David qui méditait dans un arbre de la communauté Sacred Suenos.
L'histoire c'est qu'il y a dix ans, un canadien à acheté dix hectares de la terre la plus pauvre qu'il pouvait trouver dans le but de lui redonner vie. 
Entre temps, un monsieur aux poches débordantes qui passait par là, a trouvé le projet inspirant. Il a donc décidé d'acheter la montagne au complet (90 hectares) et de lui donner en cadeau de Noël!

Message au Karma équatorien: on ne s'attend à rien de moins de ta part!

Donc, après être aller offrir un petit coucou à David, on a fait encore beaucoup de cheval... énormément de cheval.  D'ailleurs, toute la famille c'est un peu énervé sur les pistes de course de Vilcabamba. Une chance que notre guide incroyable, Juan Carlos, en avait vu d'autre! 




C'est un miracle que Simon puisse encore marcher aujourd'hui. Encore plus miraculeux est le petit défi spartan qu'il s'est lancé, pour le plaisir, le jour que David devait redécendre de son arbre sur la cîme de la montagne. Il fallait en effet aller rescaper le luron d'un slalom douloureux pour les genoux avec sa tonne de bagages.

Simon avait donc décidé que David avait besoin d'un âne.

Un beau cadeau pour l'anniversaire du beau David; surtout parce que ce dernier est très chou des ânes. 

C'est difficile à évaluer, mais de notre maison à Rumi-Wilco, on parle d'environ 10 kilomètres de pure montée. Pas tout à fait spartan, parce qu'il manquait sérieusement d'obstacles et parce que dans les "Spartan races", il y a des descentes. 

Rendu en haut, un autre cadeau de Noël: un bon petit défrichage à la machete attendait le valeureux (ou niaiseux) Simon.

Entre temps, les Rajaona eux, ont fait l'essai de deux hôtels pas mauvais du tout. Soa et Simon ont d'ailleurs passé les quelques premiers jours du voyage d'en l'un deux. Le déjeuner, la vue, la chambre, la réceptionniste; presque tout valait le détour au "Rendez-vous". En effet, l'ambiance laissait un peu a désirer, sans compter que le nom de l'hôtel est absolument impossible à prononcer en espagnol.



 
Mais, véritablement, c'est que Soa et Simon avait besoin d'une retraite hors de la ville. 

Rumi-Wilco nous a bien servi là dessus. 

Après ça, Soa a abandonné son chum pour repartir à la plage avec ses parents. On lui en veut pas trop. 
Mais Simon se retrouvait célibataire avec son meilleur pote... en Équateur!!

La mousse était sur le point de couler à flot...relativement. On parle ici d'une bière ou deux par soir, de feux de camp sans guimauve, de danse en ligne sur la "plaza" de l'église et de beaucoup de lecture dans le creux de nos hammacs.

On a visité des terrains, c'est vrai; des vrais hommes, ça fait du sport ensemble!!

Mais on s'est aussi fait des amies en or, directement de l'Argentine! Au programme, bataille de ninja, cours de "borachito" (la danse du ptit monsieur saoul), jouage de cartes, grosse bouffe et de nombreux rires perdus dans la traduction en différés d'espagnol incompréhensible de chaque coté (les argentins sont extrêmement créatifs avec leur espagnol (sorte de joual latino) et l'espagnol de Simon... disons qu'il a bien fait d'apprendre à faire le singe tôt dans sa vie!).

Et donc, Vilcabamba, ça valait le détour malgré tout.  

On a encore mal au fesses mais on va toujours se souvenir des montagnes, de la forêts, des rivières, des cascades et des beaux moments en famille et entre amis. 

Prochain arrêt: Zamora et l'Oriente. 

Pendant notre séjour;

On a dormi: 

Rumi-Wilco Ecolodge (2 types d'habitations testés)
Testée: Maison de luxe 
Prix: 26$ par nuit
Cuisine et salle à manger, frigo, four, toilette privée, deux lits, hammacs, balcon. 
Le gros luxe!
Mais à 25 minutes à pied (un gros morceau dans la forêt) du centre-ville

Testée: Chambre rustique
8$ par personne
Chambre bien simple avec matelas moyen
Cuisine partagée avec frigo, ronds de cuisson, toilette partagée, hammacs
À l'entrée du parc

Tout deux ont un accès privilégiés à la rivières (100 mètres) et sont à l'intérieur de la réserve du même nom (de nombreuses "caminatas" excitantes).
Ils ont aussi une option camping!
Les responsables du parc, Alicia et Orlando, vivent là et sont extraordinaires!
Ps: Passez par le pont pour vous y rendre!

Rendez-vous
Prix: de 10 à 20$ par personne. 
Au centre-ville
Propre, lit confortable, toilette partagée ou privée, beau grand jardin, déjeuner délicieux inclus
Propriétaire a une attitude qui ruine l'expérience d'un endroit presque parfait. 

Izhkaluma
Prix: de 10 à 25$ par personne
À deux kilomètres du centre-ville. 
Chambres impeccables
Toilettes privées ou partagées
Sécurité 24/24
Vue incroyable sur la vallée. 
Taxi presque nécessaire
Déjeuner inclus dans le prix mais incomplets
Picines, hammacs, aires de chilling

On a mangé: 

Natural Yogurt
Yaourt biologique, crêpes salés et sucrés, burgers (végés et non-végés), etc.
En bordure de la Plaza 
Prix équatoriens

Shanta's
Pizzas artisanales diverses et délicieuses à 6$
Bière micro-brassée (bock à 3 $)
Décors de cowboy unique; chapeaux et cactus à volonté!
Le proprio a une moustache historique. 

El Colibri
Resto Mexicain 
Sert tacos et tralalas avec de nombreuses options végés

Del Paramo
Boutique de chocolat et café
On ne se souvient plus du nom mais il n'y en a qu'une en ville
José, le proprio belge est plein de savoir et de gentillesse

Boulangerie La Baguette
On trouve rarement du pain comme ça en Équateur
Rome, le proprio est super sympathique
Nous à préparer un gâteau d'anniversaire immense pour des "peanuts" à 12 hrs d'avis

Juice Bar
Très "vaza", très cher 
mais: produits de qualité exceptionnelle
incluant : Gateaux végétaliens et chips de Kale

Le resto sans nom à coté du terminal
Sert Encebollados et ceviches à bon prix

On a "ridé":

Ranch Gavinoland
Au centre-ville
Service incroyable, prix imbattables (15$ pour 2hrs, 25$ pour 4hrs, 35$ pour 6hrs)
Le proprio (néo-zélandais) est très étrange mais ses chevaux sont en santé
Demandez le guide Juan Carlos pour un service impeccable

++Des samosas végétariens vendus par les Hare Krishna dans la rue ou par le Juice Bar














mercredi 1 janvier 2014

Las vacaciones canadienses

Salut à todos,
Aujourd’hui, on vous raconte nos vacances, si, si, 4 mois plus tard! Pourquoi vous nous demandez? Parce qu'il est dur de ne pas souligner la présence "irremplaçable" de nos invités.
D'abord, un Noël romantique et ensuite, celle d'un jour de l'an pas comme les autres avec trois amis extraordinaires en visite du Canada.

Donc, à Noël, on s’est payé un petit restaurant de fruit de mer à Urdesa, notre petit quartier de banlieusard à Guayaquil. 

Un énorme plat de crevette, moule, pieuvre, calmar, poisson et pétoncle sur grill fumant pour un exhorbitant 24$ à deux. Et ça, c’est parce que Soa avait prit une limonade.

Au yable les dépenses !!

Ça, c’était le midi de Noël. 

Le soir d’avant, on avait aussi "débordé" notre budget en se faisant un marathon Home alone autour d’une bouteille de vin et de trois fromages «full sexy». Quand tu paies plus qu'un dollar pour un gros fromage en Équateur, c'est en effet de la luxure.

Évidemment, tout juste quand on ne pouvait plus rien avaler, ça frappe à la porte. De l'autre coté: service au chambre d'un plateau de riz et langouste à l’ail, gracieuseté des propriétaires de notre appartement.

Un peu plus tard, on acceptait leur tordage de bras, et on allait prendre un verre de champagne chez eux.

Le 26, « jour de la boxe », on a, bien évidemment, magasiné ! Par contre, les nombreux cadeaux à acheter consistait simplement en des réserves de nourriture avant l’arrivée de nos comparses québécois.

Atterrissage sur le sable
Au petit matin, on allait chercher Sounia, Mimi et Davi à l’aéroport de Guayaquil.

À peine débarqués de l'avion, qu'on réembarquait dans un autobus pour un petit cinq heures jusqu’à Ayampe.

Nos amis voulaient en effet être à la plage le plus vite possible. Qui les plaindrait? Avez-vous entendu du pire hiver québécois depuis 38 ans?


Première semaine : Ayampe

Ayampe, c’est vraiment l’endroit idéal pour passer le jour de l’an avec des vieux frisant la trentaine.

On parle ici d'une petite réserve d’oiseau sur la plage. Il y a plein de chevaux et d’ânes en pseudo liberté sur une pseudo île, c’est beau.
C’est vraiment très charmant et tranquille. 

Très, très tranquille. 

Les deux rues de la ville sont généralement remplis de trois surfeurs par heure ou par les six chiens de la place. 

On compte un gros trois restaurants au total et si c'est vrai qu'il y a un bar, celui-ci se trouve un peu à l’extérieur du village et tenu par des surfeurs.

Disons que l’ambiance est tellement branchée que nous nous sommes à peu près tous et toutes endormis sur la table le temps d’une seule bière, l’unique fois que nous avons visité.

Et bien sur, il y a des couchers de soleil sans fin. 

Faire la planche sur le soleil


La plage ici, est superbe mais rocailleuse. Ah ouais, et le sable...oh là, mierda... disons qu’on s'est tous et toutes infligés, chacun notre tour, une brulure au huitième degré en piquant notre course de notre petit abri en bambou jusqu’à la mer. 
Faut s’imaginer sprinter sur des braises fraiches. Le style choisi: un mélange de marche-rapide olympique et de danse africaine. 
Bon, dit comme ça, le défi paraît simple pour quatre spartans et une gangster (Sounia n'a pas besoin de se prouver sur un terrain bouetteux étant donnée qu'elle mange des barbelés pour déjeuner) mais, pour se défendre, il faut savoir qu’il y a un obstacle de taille entre les braises du sable et la mer houleuse : un champ de pierres de l'enfer!
Les dites roches ne sont pas nécessairement pointues mais après avoir couru un marathon sur de la lave, même un tapis de plumes d’oies aurait donné l’impression d'être un désert de clous. 

Ainsi, dans ces conditions extrêmes, les petites pierres insignifiantes de la plage d'Ayampe étaient comparables aux Tsingas de Madagascar (si l'être humain était un géant nu pieds qui passait par là).

 
Et malgré tout, on a quand même trippé des bulles de savon ! 






Soa et Sounia ont plus ou moins passé la semaine au complet en dessous de l’abri dont nous nous sommes emparés le premier jour… et qui était d'ailleurs, de loin, le moins bien construit de toute la plage. Mais bon, quand t’es « gangster », t’es gangster ! 

En plus, c’est bien que notre toit avait des trous de soleil a toutes les deux feuilles de palmier parce que sinon, l’huile de bronzage -4 de Sounia n'aurait probablement pas aussi bien fonctionnée.

Dormir sur LA vague
En ce qui attrait à notre hôtel, c’était le moins cher du village.

Deux chambres, gars d’un coté, filles de l’autre. Chacun un balcon avec hammac et vue pas pire pantoute sur la mer.

C’est un hotel de surfeurs long séjour. Le proprio a été assez gentil pour nous accepter juste pour une semaine. 

Mais disons qu’il manquait un peu de communication à notre hôtel.

Ainsi, l’utilisation officielle d’un intermédiare pour passer des messages très simples a tôt fait de nous donner l’impression de se faire insulter par des inconnus sur facebook.

Le proprio avait en effet oublié de nous faire la liste de règles très strictes des résidents permanents. On s’est donc fait accuser de voler UN verre d’eau et de jouer de la guitare après neuf heure du soir...

On a appris que la vie de surfeur, c’est dur ! 
Davi et Simon Baywatching
Ces professionnels de la discipline, accros du travail, doivent en effet se réveiller à cinq heure tous les matins pour attraper LA vague. Bon... c'est vrai qu'après leur retour de la mer, ils dormiront en général jusqu’à LA vague du coucher de soleil mais ça ne les empêche pas de travailler avec acharnement... quand ils travaillent.


Dans la vie, ce n'est pas la quantité qui compte mais la qualité. 

On niaise un peu mais on trouve cet objectif de vie océanique très spirituel et beau. Vraiment, c’est beau. 






Aussi beau que Jean Dujardin (A.k.a Brice de Nice). 

Pendant ce temps là, Mimi commençait son voyage avec un cours de plongée bien méritée. Elle est bien contente de finalement avoir sa certification mais elle avait sérieusement hâte de nous revoir. 

Le grand défi de 2013

Néanmoins, nous n'aurions pu accepter que quelconque négativité sautent avec nous jusqu'en 2014. Et comme nous sommes des gens absolument extraordinaires; rien de moins; nous nous sommes lancés le défi d’ensoleiller la vie de ces gens aigris avec nos personnalités aveuglantes de bonheur avant la fin de l'année.

Faire sourire un retraité de 27 ans sans un sou; pas facile, vous nous direz ?

Challenge accepted !!

Notre tactique diabolique : travailler chaque personne individuellement, chacun avec notre personnalité de négociateur.

Petit à petit, on allait donc améliorer notre réputation, petit à petit, la haine serait lavée par les vagues.

Ça c’est fait en quatre jours seulement. 

Mais on a eu de l’aide de première classe. Son nom : Mario Jacques, mime en fuego!

L'épopée extraordinaire d'un mime pas ordinaire

On a rencontré Mario Jacques en allant faire un tour à Puerto Lopez. Le gars nous a tout de suite charmé avec ses allures de tombeur et son charisme de président de l’Équateur.

Son odeur de colle et de peinture ont aussi beaucoup aidés. Mais vraiment, c’est la texture travaillé au couteau de son corps en papier maché qui a envouté chacun de nous.
On ne l’a pas acheté toute suite par contre, on voulait le faire languir un peu avant, pour s’assurer que c’était le bon mime pour nous. 

Entre temps, on est aller prendre un batido (milkshake) bien mérité sur la plage où les pécheurs se font sauter dessus par les oiseaux et par les acheteurs aussitôt leur bateau abordé sur le sable. 

Longue histoire courte: Grosse journée! 

Et donc, après une profonde méditation (végétative) collective sur la plage de Puerto Lopez, nous nous décidions à ramener Mario Jacques avec nous jusqu'à Ayampe.

Le 25 minutes de pure joie dans l'autobus vers Ayampe, son premier (et dernier) voyage, n'était que le début d'une aventure absolument fantastique.

En effet, dès son arrivée à l'hôtel, Mario Jacques nous clamait son bonheur infini en commençant une partie de cache-cache sans limite.

Ainsi, pendant un bon quinze heures, partout où on osait poser les yeux, M-J se trouvait. Nuit et jour, son regard perçant nous observait au creux des cachettes les plus intimes.

Si ça avait été un mime ordinaire, on aurait certainement eu les plus grands effrois de nos vies. Mais M'jack possédait un charme tellement légendaire... que dis-je, révolutionnaire! qu'il ne pouvait causer chez chacun de nous qu'une impression incroyable d'être invincible... éternel.

Vous imaginerez donc, que petit à petit, The MarMar, réussi à pénétrer le coeur de chacun de nos voisins surfeurs et de les imprégner d'une nécessité maladive au sourire.

Le 31 janvier, jour de la fin des temps de chaque année, Mario Jacques nous entraîna dans une aventure complétement folle, désirant vivre le plus de folie possible avant sa fin... heu.. la fin de l'année 2013.

On l'enterra donc (prophétique?) dans le sable de ses futurs cendres, le temps d'un presque coup de soleil au visage. Une chance qu'il avait beaucoup de crème solaire sur le nez!

On courra avec lui sur la plage, le présenta aux nombreux chiens du voisinage.

Et enfin, nous le faisions boire un peu de champagne, le gavions de bonne nourriture, lui apprenions  cinq nouvelles langues ainsi que l'art du flirt.






Exubérance!
M-J était un naturel du flirt!
Ce mime infini nous a littéralement réapprit à vivre dans le moment présent. Il respirait en effet la vie comme si c'était son dernier jour.

D'ailleurs cette soif de vivre à du nous rajeunir d'une vingtaine d'années!

Quelques minutes avant le coup de minuit, nous nous dirigions vers la plage pour allumer le feu de joie que Davi et Simon avait concocté pour payer notre respect à l'année deux milles 13 et pour accueillir le futur.

Le génie d'ingénérie de Davi Laferrière atteint un niveau inégalé au moment le plus important de l'année. Notre feu donna en effet l'impression d'une implosion interstellaire au centre de la plage, transformant tous les autres feux inutiles au point de ressembler à de simples allumettes mouillées s'accrochant à leurs tiges pour ne pas s'envoler avec la brise océanique.

C'est simple, notre feu fît presque disparaitre les étoiles du ciel. Notre feu donna l'impression qu'il était midi à l'aube de minuit.

Et ces mots sont d'une modestie enflammante!




Vous ne serez donc pas le moins surpris que toutes et tous sur la plage, abandonnèrent cruellement leurs propres allumettes pour venir faire l'éloge de notre soleil de plage. En chemin, nos surfeurs n'ont trouvé autre prière à nous faire que de s'agenouiller un par un pour baiser nos mains de génies; demandant par le fait même notre pardon et amitié éternelle.

Tel fût, en toute modestie, la splendeur intergalactique de notre feu!

Notre bonheur, si modeste soit-il, était sans conteste l'événement le plus important de l'année.

Mais voilà qu'au décompte des dernières dix secondes de l'année 2013, une chose d'une beauté dramatique allait naitre sous nos yeux.
Mario Jacques, mime universel, sans même dire un mot, se projeta d'une force incroyable dans le feu.

Ébahit par son courage, toutes les autres figurines de papiers machés de la plage suivirent son exemple combustible.

Notre feu, cette fois-ci, à défaut d'éteindre les astres du ciel, les inspira miraculeusement vers lui causant, atterissant comme si sur un trampoline explosif, les reprojetant d'une seule vague au-dessus de l'océan infini de l'univers.

Ainsi, par une coincidence d'un précision cosmique, notre mime, notre ami, notre confident, nous offrât un feu d'artifice planètaire; ce, tout juste sur le coup du premier minuit 2014.  
Mais pendant que toutes et tous avaient les yeux rivés vers ce big bang réinventé, Sounia, Davi, Mimi, Simon et Chouchou ne pouvait se dérober du visage enflammé de Mario-Jacques.

Nous seuls savions à quel point le génie muet de Mario s'exhiba à la dernière seconde de sa vie.

Car nous seuls avons reçu le clin-d'oeil prophétique et quasi-postume (étant donné l'avancement de son auto-combustion) de M-J à l'instant précis du premier éclat d'étoile dans le cosmos.












Merci Mario-Jacques, mime et constellation pour l'éternité.

Les deux jours qui suivirent, nous nous consacrions toutes et tous à un deuil méditatif mais d'une miséricorde bienveillante.
Voilà comment se célèbre le nouvel an en Équateur...pour de vrai! Chacun son mime et ses fautes à bruler et à laisser dans le passé.

Le show en technicolor du nouvel an ayampéen



















Nous savions que l'année 2014 nous préparait un périple encore plus enivrant.

En commençant par notre deuxième et dernière semaine de voyage ensemble.

Deuxième semaine : Olon 

À vingt-cinq minutes au sud d'Ayampe, le village d'Olon est radicalement différent de la plage ayampienne. D'ailleurs, nous n'aurions pas pu demander mieux. Avec sa longue plage de sable blanc, sans l'ombre d'une pierre, ses nombreux restaurants et bars, avec ses vendeurs de poissons et de cocktails sur la plage et avec ses chiens ne demandant qu'à se faire kidnapper, Olon nous préparait des aventures hors du commun et les meilleurs beignes de l'univers.

Un dragon qui barbotte
À Olon, on s'est s'est payé une terrasse au troisième étage de l'hôtel Sea Garden. Bon... les choses n'ont pas été aussi facile qu'une simple réservation. Il nous a fallu faire annuler de répétitives réservations imaginaires avec le propriétaire, qui à chaque jour, nous assurait qu'on ne devait pas s'en faire avec ça et qui, pourtant, nous causait de s'en faire encore plus à chaque fois.

On a néanmoins fini par rester dans notre penthouse toute la semaine.

Une chambre immense, cinq lits.

Une terrasse encore plus grande, sur laquelle nous avons d'ailleurs passé plus de temps que dans notre chambre, en grande partie dans un des sept hammacs qui y flottait avec la brise de la mer qui nous faisait face.

Au menu du Sea Garden, tournoi de ping-pong, bataille de cartes, poisson pas toujours cuit à la perfection, lecture effreinée, siestes répétitives et rires de mal de ventre.

Ce qui est fou, c'est qu'on a réussit à se respecter l'un l'autre, autant qu'on le pouvait du moins. C'était tout de même un test d'amitié que nous avons réussi à passer avec brio.



Grosses saucettes et petites buvettes au soleil
À Olon, les activités ne manquaient pas. Mimi faisait du yoga à chaque matin, on a tous essayé le surf, Chouchou et Sounia ont triplé le tip du vendeur de mojitos, Simon et Miriam ont battu des records mondiaux de "sautage de vagues" et Davi nous a rendu jaloux avec la qualité olympique de ses siestes.

Parfois, on allait faire un tour dans la grande ville de Montanita à cinq minutes de là. Montanita c'est une ville toute refaite pour les compétitions internationales de surf. C'est beau, c'est gros, c'est troublant.

le genre de chose qui arrive à Montanita













Un mélange de hippies baby-boomers qui revivent les années de l'amour libre, de musiciens qui refont le monde, de vendeurs de bijoux de jeunesse de début de vingtaine qui s'hallucinent un futur prospère dans les clubs de Montanita; d'ailleurs, ceux qui réussissent vraiment à ne pas sortir de la ville deviennent des pousseux de poussettes (il y a ici, une concentration impressionnante de ces derniers; comme quoi, le futur est prospère à Montanita); c'est un univers tellement éclectique, on dirait un épisode de Starwars.

Une autre planète complétement où le temps s'arrête, où il n'y pas d'heure pour faire la fête, où l'on ne veillit jamais.


On a plus ou moins apprécié notre expérience. Le peu de fois que nous sommes allés faire un tour à Montanita c'était pour aller chercher de l'argent (pas de guichet automatique à Olon) ou pour faire une réserve des meilleurs "esplanadas" (traduction libre de l'espagnol de Sounia) au monde.
Après, on revenait oublier sur notre terrasse infinie ou sur notre plage bénie.


C'est d'ailleurs là que Simon à rencontrer la chienne qu'il a promis de kidnapper en 2014.












Cochonne (Écrits libres par Simon Bédard)
Dès le premier jour de notre arrivée à Olon, nous avons fait une rencontre qui allait illuminer notre semaine... et changer l'existence maussade de Simon.

Relaxant tranquillement sur la plage, personne ne s'attendait à voir une si belle romance se manifester comme ça, sans la moindre gène, sur une plage bondée de gens.
Mais rien ne pouvait arrêter ce couple en chaleur. Une belle grande chienne, marbrée comme un gâteau, flirtait à coup de ptits pets dans le visage de son prétendant amoureux, deux fois et demi plus petit qu'elle.
Encore et encore, le voilà qui essayait de lui montrer son amour mais en vain...la belle marbrée était trop grande. Le temps de trois ou quatre mojitos, on ne se souvient pas de tout le voyage, notre hobbit n'avait toujours pas abandonné sa quête vénérable.
Il faut dire que notre morceau de gâteau préférée ne laissait pas beaucoup de choix à son mini copain. Elle s'offrait à lui dans le but d'être fécondée. Rien de moins.
Le soir encore, la langue sortie, que notre raisin macho n'arrivait toujours pas à "surmonter" le défi. Et pourtant, à bout de souffle, il continuait à aimer dans le vide.
Deux jours plus tard, on revoit la belle chienne de nos rêves collectifs; cette fois, avec un mâle un peu plus grand... mais toujours la moitié de sa grandeur.
Notre désirée désireuse avait vraisemblablement un style de macho recherché. 
La même rengaine allait se dessiner. Beaucoup d'amour, sans pause café mais toujours un peu trop court dans les couvertures. 
La belle bête n'avait vraiment pas de chance.

La troisième fois qu'on a revu Cochonne, elle avait déjà héritée de son nouveau nom. Et comme de fait, elle nous visitait avec un tout nouveau copain, cette fois de dimension proportionnée.
À notre grande surprise, rien n'y fût. L'amour, pour Cochonne, le véritable amour se trouvait dans les petit pot.
On la revoyait d'ailleurs une dernière fois avant notre départ, en compagnie de son premier prétendant.

Simon jurait qu'il allait être de retour pour lui offrir une meilleure vie de Cochonne, avec tous les prétendants qu'elle désirait, sur sa future terre en Équateur. C'est une promesse: l'instant où Simon et Soa auront acheté leur terre, Cochonne héritera d'un amour incommensurable (et adopté).

N.B. Notons que Cochonne est, à notre connaissance, une chienne errante, sans famille mais avec beaucoup de libido.

Bain de minuit avec les petites amies
Un soir, Simon a décidé qu’il allait se saucer dans l’océan pour «retrouver sa liberté» qu’il disait (Deux semaines, 24hrs sur 24, à cinq personnes, même quand elle sont merveilleuses, il paraît que ça travaille le moral). 

Soa, inquiète pour absolument rien, lui donnait aussitôt une limite de vingt minutes avant de venir le chercher à coup de raquette de ping-pong.

Exactement huit minutes plus tard, Simon revenait en titubant de douleur. 

Un autre record fièrement obtenu pour la famille Bédard! 

Il avait été piqué par une méduse et exigeait qu’on lui coupe le gros orteil immédiatement.

Les quatre autres lurons de la maisonnée retinrent leurs rires au sortir de leur demi-sommeil pour procéder aux recherches appropriées avant d'en venir à la chirurgie à froid.  

Comme quoi, notre univers d'appareils électroniques et de wifi illimité peut à l'occasion servir à sauver des orteils (à défaut d'anastésier nos cerveaux).

Fallait-il uriner dessus et si oui… qui allait le faire !??
Prendre une douche ! crie Chouchou
Mais surtout pas avec de l’eau douce! de s'exclamer Mimi
Désinfecter avec du vinaigre dit Sounia! 
Danger d'explosion, dit Davi!

Finalement, le remède miracle : laver avec de l’eau de mer, frotter avec du sable et laisser mariner dans l’eau la plus chaude qu’on peut supporter pendant vingt minutes. 

Simon a toujours dix orteils. 

Anecdote : Débordement du nouvel an
(C'est surtout pour Sounia, Mimi et Davi que nous notons cette anecdote.)
Dans la vie, il faut savoir rire de soi-même, surtout quand tu voyages avec quatre amis pas gênés du tout. Simon l'a appris à ses dépends le quatre janvier.

Forcé par ses jeunes amis (Simon est le seul trentenaire du groupe) à encourager le vendeur de cocktails de la plage, Simon finit par se laisser tenter non pas par un mais par deux mojitos bien tassés, les choses n'allait pas tourner à son avantage.

Le temps de manger une petite pizza cuisinée chez un argentin en cavale et Simon, chemise entrouverte et shorts de vacanciers, le verre en plastique debout sur la paume de sa main, la paille à fleur de bouche, lançait un "Feliz Ano Nuevo" légendaire à un petit monsieur qui regardait le vide sur sa terrasse de devant de maison.

Simon clame qu'il faut fermer les yeux pour véritablement visualiser la scène. En tout cas, c'est comme ça que lui à pu revivre le moment un peu plus tard.

Néanmoins, le fou rire s'emparat immédiatement de tous les compagnons de festivités, du ridicule de la situation.
Un "bonne année" lâché vivement par un Gringo en short, un 4 janvier à un inconnu! Ya que la joie de vivre de Simon qui peut faire ça!


Averse de sauterelles après une petite pluie
À quelques jours de notre départ, il plût un brin durant la nuit. Tout le groupe était bien joyeux que le soleil soit déjà de retour à notre réveil. Ce qu'on ne savait pas c'est que pour chacune des gouttes étant tombés du ciel, trois sauterelles géantes surfaient jusqu'à Olon.


Notre chilien nous a répéter jusqu’à 3 jours plus tard que les sauterelles n’était là que  pour 24 heures. Mais cette information venait d'un gars qui ne clignait pas des yeux même quand un de ces mini-dinosaures rampants lui escaladait le cou. 

 



Au début, c'était correct. Un brin apolyptique, peut-être, mais soutenable. Partout dans les rues, sur les murs des buldings, sur les chiens... les sauterelles couvraient chaque centimètre de toutes les surfaces.


On se sentait petit dans nos bobettes d'êtres humains, empereurs suprêmes de la chaine alimentaire... mais la passivité de ces bestioles durant le jour nous faisait presque croire que nous étions encore en contrôle de la planète. 

C'est au coucher du soleil que les choses allaient se gâter.
Et donc, comme tous les soirs, nous relaxions tranquillement sur notre terrasse cinq étoiles en jouant "à la société" quand tout à coup, l'une de ces satanée sauterelle vampirique de l'enfer atterrissait sur notre propriété temporaire. 


Simon avait pourtant juré à la famille entière que les grosses bebittes vertes ne viendrait pas jusqu'au troisième étage. On ne sait pourquoi, mais encore à ce moment, Simon croyait à son expertise scientifique basée sur sa seule opinion (probablement) fondée d'une lecture partielle d'un article quelconque lu à un moment donnée dans les trente dernières années. 

"C'est surement juste une de celles qui est tombé sur le toit, ce matin" de dire Simon. 

"Je vous le dit, notre château fort est protégé des invasions!" répéta ce dernier. 

Évidemment, comme absolument toutes les autres affirmations moindrement scientifiques que Simon a eu le malheur de prononcer dans sa vie, il avait tort. 

Ça n'a prit que deux seules sauterelles de plus avant que Miriam crie en "pitchant" ses cartes dans les airs, en nous donnant sa démission comme vice-présidente. 

"Désolé! J'm'en vas me coucher." de souffler Mimi. 

Rendu à cinq sauterelles, déjà l'oeil gauche de Davi clignait un petit peu. Il gagnait aux cartes, mais sa tactique était vraisemblablement perturbée par un calcul plus ... organique.

Au compte de sept, Davi avait élaboré une charte tentaculaire dans sa tête. 

Sa pieuvre de cerveau faisait donc du temps double: 

Le nombre de sauterelles tombées par minute - la distance entre chacune d'elles sur le balcon * (la vitesse d'atterrissage - la direction du vent + le degré d'humidité) = possibilité élevée et éminente d'explosion sur l'un des crânes présents. 

On ne survivrait pas la soirée sur la terrasse à ce rythme. 
La barricade fût immédiatement montée. Tout le monde à l'intérieur, les portes bien fermées. 
Erreur capitale de la première soirée; malgré la chaleur et l'humidité, ne jamais laisser une fenêtre entrouverte. 


 




Selon un dessin hautement machiavélique, sans arrêt, un nouveau de ces lézards des Galapagos nous volait au dessus de la tête.... ou même, directement sur les joyaux de famille. 

La lumière les attirait, c'est vrai, mais ce fût pire encore d'entendre "flapper" ces attrocités dans le noir. 

Disons qu'aucun de nous a vraiment dormi cette soirée là. 

Le lendemain fût pareil... à l'exception que nous nous sommes enfermés plus ou moins avant le coucher du soleil et qu'aucune fenêtre avait été laissé pour compte. Et pourtant... elles furent encore plus à terroriser notre sommeil.

Cet épisode allait aussi nous faire découvrir la seule et unique faiblesse de Mimi: les bebittes!!

Aucun d'entre nous n'a vraiment apprécié cette expérience mais Mimi a amené la dépréciation à un autre niveau. 

Ironiquement, cette phobie inégalée allait aussi offrir au reste du groupe leur moment préféré du voyage: Mirmir qui fait une triple vrille arrière, à moitié endormie, hors de son lit manquant de peu une mort certaine suite à l'attaque d'une sauterelle imaginaire.
Cette même soirée, toutes et tous allaient être subjugés d'observer Chouchou se mettre à attraper ces insectes préhistoriques à mains nues.

"Ça va faire, làlà! " de s'exclamer Soasoa. 

D'ailleurs, sa technique, même si absolument dégoutante, allait se montrer beaucoup plus efficace que celle du lancer de la couverture, du fouettage de t-shirt ou, de la pire de toute, l'entubage sur le mur.

Évidemment, même 4 jours après la disparition partielle des sauterelles de la plage d'Olon, même à la suite de quatre heures de voyage dans la soute de l'autobus vers Guayakaquil, Sounia allait trembler d'effroi une toute dernière fois en trouvant une coquerelle sauteuse dans son sac au terminal de la métropole équatorienne. 

D'ailleurs, juste avant le départ des copains pour la neige, on s'est permis un après-midi à Guayakaquil.

On pense qu'ils ont bien appréciés la visite de notre deux pièces de luxe, la balade en bus de ville dans la poussière de canicule, la promenade tranquille sur la "Malecon 2000" qui borde le fleuve Guayas, l'escalade de 222 (oupsi! 444) marches jusqu'au plus haut sommet de la ville et la cerveza de taverne bien méritée. Rien d'extraordinaire, mais juste assez pour se vanter d'avoir vu autre chose que la plage en Équateur.
Notre voyage, ce fût aussi des gros déjeuners dignes du Midi 6, l'ancien restaurant de Simon, des dimanches improvisés à ne jamais sortir de nos hammacs (lazy sundays); même pas pour aller aux toilettes, des randonnées à cheval mémorables, des baignades de cascades, des tattoos d'amitiés pour la vie et une fête de balcon un peu génante avec des jeunes de début de vingtaine.








Quelques moments préférés du voyage:

Davi et ses "zoomages" extrêmes de photos sur son téléphone (rien n'est plus beau qu'un derrière de coin de coude agrandit à 300%. On a aussi beaucoup, beaucoup aimé ses nombreuses tentatives d'explosage de muscles.











Sounia et son style imbattable de montage de cheval












Soasoa et son obsession de fruits et légumes qui nous mena à un moment collectif inoubliable dans le sable d'Olon.

Mimi et ses pirouettes (autant dans son lit que dans la mer).

Et bien sur, qui pourrait oublié le "Feliz ano nuevo" de Simon

Et donc, sommes toutes, ce fût des vacances inégalables.

Merci les amis, super gracias!