Cette semaine on vous raconte notre petit
périple à Vilcabamba, vallée de la «Juventud» ! On l'appelle comme ça à cause de sa concentration inhumaine d'athlètes centenaires.
Vilcambamba est un petit village à environ 1200 mètres d’altitude au creux des montagnes de la province de Loja, au sud de l’Équateur.
Ce trou de montagne a la particularité de trôner sur un climat d’une clémence exceptionnelle. Ici, il ne fait jamais trop froid, il ne fait jamais trop chaud, on compte les moustiques sur les doigts d’une seule main.
En plus, et c’est ce qui devrait en faire un
paradis sur terre, c’est que contrairement au climat de montagne habituel, un
nombre incroyable de fruits et légumes y pousse : oranges, bananes,
avocats, betteraves, kales, patates, oignons, tomates, lime, etc.
Mais à Vilcabamba, le ratio expat-équatorien est encore
plus prononcé qu'à Cuenca. En effet, même s’il y a à peine dix ans que les étrangers ont
découvert la valeur inégalable de cet oasis de paix, déjà Vilcabamba s’est
transformé en colonie de peuplement.
Comme à Cuenca, ça n'a pas que du mauvais. Ça a en effet fait naître de nombreux cafés, restaurants et services qui
sont plus qu’appréciables pour un voyageur qui a un peu le mal du pays.
Nous avons par exemple fait un cumul d’onze
heures de cheval avec les Rajaona !
On a eu le plaisir de rencontrer un marchand
belge de chocolat et café équatorien.

Mais comme dans de nombreux cas de communautés d’expatriés à travers le monde, très peu de cette «valeur ajoutée» au paysage déjà paradisiaque de Vilcabamba ne rapporte vraiment aux locaux.
Et comme une énorme partie des terrains ont
été acheté à l’aveuglette par des fonds de retraites sans fond, vous ne serez
pas surpris d’apprendre que les terrains ne sont pas achetables.
On a pourtant commencé notre recherche
sérieuse de terrains dans les environs de Vilcabamba.
On a ainsi magasiné une ou deux montagnes dans
le fin fond de nulle part.
Eille...ON MAGAZINE UNE TERRE!!!
C'est quand même assez fou. Il y a un million de détails à considérer. Et ça, c'est parce qu'on n'est pas difficile. Mais ce fameux processus, c'est pour le blog sur l'Oriente!
De retour à la vallée de la jouvence.
Le comble de notre visite à Vilcabamba, ce fût notre
lune de miel d’une semaine dans une cabine rustique-pas-très-rustique en bois
dans la réserve Rumi-Wilco ; gracieuseté des parents de Soa.
Encore une fois : Merci !!
On s'est aussi permis de nombreuses parties de BackGammon avec Soa et le beau-papa!
On a fait des beaux dodos avec les grillons.
Avec des vues comme ça le soir, ça donne le goût de se laisser bercer le plus longtemps possible!
On s'est aussi énervé avec Gérard sur les baignades dans l'eau de jouvence de la rivière magique qui bordait notre maison dans les bois.
Cette eau serait le secret de la concentration unique de centenaires à Vilcabamba et de leur air de n'avoir pas plus de 88 ans.
Bon...on nous dit qu'ils ont probablement 85 en moyenne et que cette histoire de centenaires, c'est de la propagande gouvernementale pour faire mousser le tourisme.
En tout cas, pour le tourisme ça a fonctionné... même que c'est des investisseurs étrangers qui sont venus s'installer!! Et puis, on pense que l'affluence de p'tits jeunes de 85 ans, c'est quand même très honorable!
En tout cas, Simon a même trouvé le moyen de méditer dans cette rivière miraculeuse sans se noyer.
Gérard lui, fait des clins d'oeil à Monique comme quand ils étaient à l'université.
Gérard lui, fait des clins d'oeil à Monique comme quand ils étaient à l'université.
On a aussi fait des treks dans la montagne, des fois pour aller nulle part pendant cinq heures avec les Rajaona! Ils sont en forme c'est deux là! Puis, ils n'avaient même pas encore bu l'eau de la "juventud"! On cherchait une cascade... on ne l'a pas trouvé, pas même en tout en haut de la montagne du parc Podocarpus. (Il ne faut surtout pas manqué la 3eme port verte en métal, pour après marcher 40 minutes sans indications sur le terrain privé de quelqu'un, jusqu'à la 4eme porte verte, barrée avec un cadenas; mais, qui offre juste assez d'espace en dessous pour y passer étrangement légalement. De là, descendez à travers le champs de maïs en tournant légèrement vers la gauche après avoir passé celui-ci et espérez que vos oreilles sont bien lavées parce qu'après ça, c'est l'ouie qui fera tout le travail pour trouver la chute. Hé oui, c'est compliqué comme ça!!)
Ce qu'on a trouvé, par contre, par hasard, c'est David qui méditait dans un arbre de la communauté Sacred Suenos.
L'histoire c'est qu'il y a dix ans, un canadien à acheté dix hectares de la terre la plus pauvre qu'il pouvait trouver dans le but de lui redonner vie.
Entre temps, un monsieur aux poches débordantes qui passait par là, a trouvé le projet inspirant. Il a donc décidé d'acheter la montagne au complet (90 hectares) et de lui donner en cadeau de Noël!
Message au Karma équatorien: on ne s'attend à rien de moins de ta part!
Donc, après être aller offrir un petit coucou à David, on a fait encore beaucoup de cheval... énormément de cheval. D'ailleurs, toute la famille c'est un peu énervé sur les pistes de course de Vilcabamba. Une chance que notre guide incroyable, Juan Carlos, en avait vu d'autre!
C'est un miracle que Simon puisse encore marcher aujourd'hui. Encore plus miraculeux est le petit défi spartan qu'il s'est lancé, pour le plaisir, le jour que David devait redécendre de son arbre sur la cîme de la montagne. Il fallait en effet aller rescaper le luron d'un slalom douloureux pour les genoux avec sa tonne de bagages.
Simon avait donc décidé que David avait besoin d'un âne.

Un beau cadeau pour l'anniversaire du beau David; surtout parce que ce dernier est très chou des ânes.
C'est difficile à évaluer, mais de notre maison à Rumi-Wilco, on parle d'environ 10 kilomètres de pure montée. Pas tout à fait spartan, parce qu'il manquait sérieusement d'obstacles et parce que dans les "Spartan races", il y a des descentes.
Rendu en haut, un autre cadeau de Noël: un bon petit défrichage à la machete attendait le valeureux (ou niaiseux) Simon.
Mais, véritablement, c'est que Soa et Simon avait besoin d'une retraite hors de la ville.
Rumi-Wilco nous a bien servi là dessus.
Après ça, Soa a abandonné son chum pour repartir à la plage avec ses parents. On lui en veut pas trop.
Mais Simon se retrouvait célibataire avec son meilleur pote... en Équateur!!
La mousse était sur le point de couler à flot...relativement. On parle ici d'une bière ou deux par soir, de feux de camp sans guimauve, de danse en ligne sur la "plaza" de l'église et de beaucoup de lecture dans le creux de nos hammacs.
On a visité des terrains, c'est vrai; des vrais hommes, ça fait du sport ensemble!!

Mais on s'est aussi fait des amies en or, directement de l'Argentine! Au programme, bataille de ninja, cours de "borachito" (la danse du ptit monsieur saoul), jouage de cartes, grosse bouffe et de nombreux rires perdus dans la traduction en différés d'espagnol incompréhensible de chaque coté (les argentins sont extrêmement créatifs avec leur espagnol (sorte de joual latino) et l'espagnol de Simon... disons qu'il a bien fait d'apprendre à faire le singe tôt dans sa vie!).
Et donc, Vilcabamba, ça valait le détour malgré tout.
On a encore mal au fesses mais on va toujours se souvenir des montagnes, de la forêts, des rivières, des cascades et des beaux moments en famille et entre amis.
Prochain arrêt: Zamora et l'Oriente.
Pendant notre séjour;
On a dormi:
Rumi-Wilco Ecolodge (2 types d'habitations testés)
Testée: Maison de luxe
Prix: 26$ par nuit
Cuisine et salle à manger, frigo, four, toilette privée, deux lits, hammacs, balcon.
Le gros luxe!
Mais à 25 minutes à pied (un gros morceau dans la forêt) du centre-ville
Testée: Chambre rustique
8$ par personne
Chambre bien simple avec matelas moyen
Cuisine partagée avec frigo, ronds de cuisson, toilette partagée, hammacs
À l'entrée du parc
Tout deux ont un accès privilégiés à la rivières (100 mètres) et sont à l'intérieur de la réserve du même nom (de nombreuses "caminatas" excitantes).
Ils ont aussi une option camping!
Les responsables du parc, Alicia et Orlando, vivent là et sont extraordinaires!
Ps: Passez par le pont pour vous y rendre!
Rendez-vous
Prix: de 10 à 20$ par personne.
Au centre-ville
Propre, lit confortable, toilette partagée ou privée, beau grand jardin, déjeuner délicieux inclus
Propriétaire a une attitude qui ruine l'expérience d'un endroit presque parfait.
Izhkaluma
Prix: de 10 à 25$ par personne
À deux kilomètres du centre-ville.
Chambres impeccables
Toilettes privées ou partagées
Sécurité 24/24
Vue incroyable sur la vallée.
Taxi presque nécessaire
Déjeuner inclus dans le prix mais incomplets
Picines, hammacs, aires de chilling
On a mangé:
Natural Yogurt
Yaourt biologique, crêpes salés et sucrés, burgers (végés et non-végés), etc.
En bordure de la Plaza
Prix équatoriens
Shanta's
Pizzas artisanales diverses et délicieuses à 6$
Bière micro-brassée (bock à 3 $)
Décors de cowboy unique; chapeaux et cactus à volonté!
Le proprio a une moustache historique.
El Colibri
Resto Mexicain
Sert tacos et tralalas avec de nombreuses options végés
Del Paramo
Boutique de chocolat et café
On ne se souvient plus du nom mais il n'y en a qu'une en ville
José, le proprio belge est plein de savoir et de gentillesse
Boulangerie La Baguette
On trouve rarement du pain comme ça en Équateur
Rome, le proprio est super sympathique
Nous à préparer un gâteau d'anniversaire immense pour des "peanuts" à 12 hrs d'avis
Juice Bar
Très "vaza", très cher
mais: produits de qualité exceptionnelle
incluant : Gateaux végétaliens et chips de Kale
Le resto sans nom à coté du terminal
Sert Encebollados et ceviches à bon prix
On a "ridé":
Ranch Gavinoland
Au centre-ville
Service incroyable, prix imbattables (15$ pour 2hrs, 25$ pour 4hrs, 35$ pour 6hrs)
Le proprio (néo-zélandais) est très étrange mais ses chevaux sont en santé
Demandez le guide Juan Carlos pour un service impeccable
++Des samosas végétariens vendus par les Hare Krishna dans la rue ou par le Juice Bar




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