vendredi 23 août 2013

La primera semana


Hola !
Donc voici notre première semaine complétée et une sérieuse dualité émotionnelle semble s'être emparée de nous deux.

D'un coté, on doit se pousser à chaque jour pour rencontrer des gens d'ici et d'ailleurs, accumuler les contacts à tous les coins de rues, faire des visites périodiques aux multiples bureaux du gouvernement équatoriens, aux banques locales.... sans compter un retour à l'école pour Simon.  Une sérieuse quantité de stress, quoi. Aucune surprise par contre, étant donné la nature "pieds dans le vide" de notre expédition mais surtout, considérant le bastion de la sainte bureaucratie "immigrationnelle". Vous vous rappelez les 12 travaux d'astérix?

De l'autre, on semble vivre dans une bulle, évachés sur un nuage de zénitude profonde. En effet, malgré ce buzz d'anxiété qui flotte plus ou moins tout le temps sudevant l'inconnu de notre épopée mais surtout devant le mur de la sainte bureaucratie "immigrationnelle", on a vraiment l'impression que la découverte de notre futur chez nous est toute proche et sera constant de cette zénitude profonde.

vue de notre hôtel
 



Simon est de retour à l'école. Un petit 20 heures intensif d'espagnol. Une nécessité, oui, mais aussi un rêve qui date de 10 ans. Il pense sérieusement ne jamais avoir été aussi studieux de sa vie! C'est fascinant de pouvoir mettre en pratique ce que tu apprends, directement dans la vie de tous les jours. Habituellement, quand on te gave de mille et uns morceaux d'information, il y en a malheureusement une grande quantité qui se perd en chemin. Une sorte de fuite lié à l'écart de temps entre l'apprentissage et le terrain. 


vue de l'école de Simon




Apprendre une langue dans un pays qui ne semble pas voir l'intérêt à te répondre dans une langue que tu comprends... c'est l'expérience la plus gratifiante qui soit. Simon a vécu ça une fois déjà, à Londres, avec l'anglais. C'est exactement le même feeling mais avec plus de maturité pour comprendre l'étendue de l'opportunité qui se présente à lui.



À part de ça, on s'est excité à prendre un bus sans savoir où ce dernier nous mènerait. Notons que les bus ici coutent 0.25$ par personne; peu importe la distance. Et bien, on s'est retrouvé dans le quartier le plus élevé de la ville et on s'est payé la traite, style panorama imprenable, en mangeant un gâteau au banane à 0.50$.

vue de notre futur appart à Quito!

 




















Simon clame haut et fort qu'il compte acheter un appart là haut, pour que la famille ait un endroit où rester à Quito... le temps de s'adapter à l'altitude!



On marche beaucoup, y a des parcs partout, du colonial à fond, des grosses églises avec des iguanes et des tatous à la place des gargouilles! On mange des fruits, des fruits et encore des fruits et on doit avoir essayé au moins 7 des 32 sortes de patates qui poussent fièrement en sol équatorien.

Aujourd'hui, on a finalement gouté un encebollado, qui est une soupe à l'onion, à la patate et au steak de poisson. Oula! Nouveau favori!




Notre nouveau président, au centre des ministres


Sinon, on s'est levé à 7h ce matin pour aller faire une deuxième visite à l'office des visas aujourd'hui. Congé d'école, yé!! Pas tant que ça non... on aurait préféré se faire souffrir avec encore plus de "verbos irregulares"! Grosso modo, on a voyagé entre les différents bureaux de visas pour se faire dire qu'il fallait retourner voir les précèdants. Que de plaisir!!



Simon est allé dire bonjour au président Correa à la pause de son cours d'espagnol. Il a pu discuter politique avec son enseignante. Beaucoup de monde, beaucoup de policia aussi... parce que comme tout bon politicien, Correa a fait des promesses qu'il est incapable de remplir. Dans ce cas-ci, c'est de ne pas aller puiser de pétrole dans le parc Yasuni; parc protégé qui détient certaines des plus vieilles tribus du continent Sud-américains et qui acceuille une grand diversité faunique et florale.



Une des personnes qui a illuminé notre semaine est Diana, une amie commune du fameux pirate Lazar Konforti et de la merveilleuse Lara Cousins. Cette dernière nous a payé la traite en nous faisant faire le tour de Quito et en nous donnant de précieux conseils.

Saviez-vous que l'ONU donne des bourses sérieusement intéressantes pour les petits projets éco-communautaires en Équateur? Ça sent des heures de plaisirs dans plus de paperasses bureaucratiques ça... mais peut-on vraiment levez le nez à un tel parfum?!


À part de ça... Mauvaise nouvelle; on ne pourra pas rallonger notre visa actuel. Bonne nouvelle; il a quand même de la lumière au bout du tunnel. Plusieurs options s'offrent à nous mais il nous faudra être proactifs. On vous donnera une liste des visas possibles en temps et lieu, pour ceux qui aiment la bureaucratie!


On adore Quito mais on a vraiment hâte de mettre les mains dans la terre. Alors, on prévoit partir vers notre première ferme d'ici mercredi! On ne manquera pas de vous faire un topo de celle-ci avant notre grand départ.



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