lundi 14 octobre 2013

San Lorenzo





Bonjour à tous, 
voici donc la deuxième partie de notre épopée vers le nord de la côte équatorienne.

Après Mompiche, on a roulé à plein feu jusqu’au presque bout de l’Équateur, jusqu’à la presque frontière colombienne, à la très nordique (et pourtant bouillante) ville de San Lorenzo. 


San Lorenzo est une des plus grosses villes de la province de Las Esmeraldas. Cette province est particulièrement intéressante puisqu’elle se trouve à être le berceau et centre de la communauté afro-équatorienne.  





À San Lorenzo, on voyage d’ailleurs beaucoup. Cette ville donne en effet l’impression qu’on est arrivé au bout du monde. 


 
























Sans bateau, il n’y a ici, nulle part où aller. Et même si on avait un bateau, on ne saurait pas pour autant où s’aventurer sans risque parce qu’ici, les mangroves font la loi. On sait que l’océan pacifique est juste derrière mais quelque chose dans l’air, nous pousse à croire que ce ne sont que des histoires pour rassurer les enfants.

 


On aime s’imaginer que la terre est plate et que les mangroves de San Lorenzo déterminent l’endroit sur notre assiette de planète où l’on tomberait dans le vide.


Un autre scénario croquant serait que de l’autre coté de cette chevelure d’arbre aquatique se trouve Neverland, l’endroit où on passe le reste de ses jours à combattre des pirates (désolé Lazar) et où on arrête miraculeusement de vieillir.



On cherche encore la clochette!



On voyage autour du monde, donc.

 



Ici, quand on regarde un peu les marchands remplir leurs bateaux pour allez on ne sait où, on est au Mali. En effet, si on collait deux images, et Simon aimerait vraiment avoir l’image avec lui, c’est précisément au Port de Mopti qu’on se serait envolé. 






Ici, quand on marche jusqu’au bout du quai et qu’on se perd sur la rivière de mangroves, on se retrouve soudainement au Laos, sur la rivière du Mékong. À cet endroit précis, au bout de la plus grande île de Sipandon, on peut se regarder les orteils au Laos, tout en révassant qu’on traverse les rapides du Mékong jusqu’au berge du Cambodge, qui est à peine à quelques orteils plus loin. 



Ici, on est aussi à Montréal, au 228 Rose-de-Lima, devant notre école primaire des quatre dernières années. On se fait réveiller à 7h30 par des enfants qui crient leurs vies. On s’assoit sur notre balcon pour observer les «cliques» de garçons et de filles qui se forment dès leur arrivée à l’école. La grande différence est qu’ici, aucun parent n’accompagne.  

Et en passant, l'éducation physique ici, ça consiste à se propulser le plus loin possible dans la rivière dans l'espoir d'atteindre l'infini (question d'avoir un congé scolaire). 

 



 




 

 

Ici, on est aussi en plein centre d’une des plus grandes réserves de mangroves au monde. On espérait secrètement se faire kidnapper par des pirates et faire un bond par-dessus le bout du monde; histoire d’être, ne serait-ce que pour un instant, à la merci de ce labyrinthe sur l’eau. 
Mais on se serait probablement vraiment fait enlever (à cause de Simon) par les para-militaires colombiens qui n’attendent que ça pour gagner du terrain.











Nous ne sommes pas resté longtemps à San Lorenzo mais étrangement, ça nous a paru beaucoup plus long que deux petites journées. Comme si on était vraiment passé par Neverland! San Lorenzo nous aura laissé tout chose.





 







Quand on arrive au bout du monde, on se sent un peu comme Forest Gump… on peu pas aller de l’avant mais on ne peut pas pour autant arrêter la course. On a donc reprit le chemin dans le sens inverse : vers le sud.

Destination: La cité perdue de San Miguel


Aucun commentaire:

Publier un commentaire