lundi 7 octobre 2013

Mompiche

Buenos dias, la populasse!
alors voilà, ça fait un petit bail qu'on a quitté Rio Muchacho. Entre temps, on a fait un grand tour qu'on vous présentera en deux épisodes.   

Voici le premier chapitre!

Après une nuit d’adieux à Canoa, on est reparti en direction du petit village de Mompiche. Là-bas, on a suspendu le temps comme un chapeau mouillé, question de faire le point sur notre voyage et sur notre projet. 
Et Mompiche s’est avéré idéal pour cela puisque c’est vraiment le genre d’endroit où l’on se verrait s’installer. 


 
Mompiche est un trésor bien gardé hébergeant un maigre 700 âmes. Le village est un mélange bien dosé de pêche, de plage (7 km) et de forêt attrape-singe. Mais ce qui en fait une destination idéale pour nous, c’est la façon dont tout ça est situé. La seule place qui peux véritablement se développer est le centre-ville. Ce dernier donne directement sur un petit muret qui sert à prévenir l’érosion. La plage y est donc très large mais inaccessible à la marée haute. 



La plage s’étend ensuite directement sur le néant immobilier (ou presque), avec un gros hôtel à 1 km et quelques petites cabanas de luxe encore plus loin. Mais toutes ces options de vacances ne sont accessibles, encore une fois, qu’en marée basse.







On ne risque donc pas d’y voir s’installer des gros hôtels tout inclus et pourtant, les touristes (surtout équatoriens)  y abondent tout au long de la semaine (en petite quantité continue).









Le Pikero
Soa parle souvent de kidnapper des chiens...




L’eau est propre, la plage est belle, les vagues surfeuses aussi, il y a plein de petits coins secrets et de nombreuses options d’habitations y sont offertes (Hôtel, hostel, cabanas, auberge, etc.).



 Ian (en haut), Argentin, Ernesto (en bas), Équatorien, 
et un gars de l'Uruguay(derrière), 
pendant le match d'entrée de l'Équateur au Mundial 2014






On a bien entendu opté pour le moins cher, l’hôtel Pikero, au coin de la rue principale, faite de sable . Le Pikero est un hostel typique, à la différence qu’on y offre de nombreuses chambres privées. On était donc comme au sein d'une micro-communauté internationale. Nos voisins et partageux de cuisine étaient français, belge, américain, équatorien; sans compter un paquet d’argentins. 


D’ailleurs, on peut trouver des argentins dans tous les recoins de la ville. La plupart sont «expats», qu’ils soient organisés ou improvisés. Les organisés ont leur business, leur visas, leur plan pour rester. Les improvisés vivent de l’artisanat, troquent un peu de travail pour un lit ou dorment tout simplement sur un nuage.



 



De ceux qui sont là pour rester, il y a le couple de la Chocolata, petite boulangerie-patisserie artisanale du coin. Loin d’être parfaite, au creux de cette maison louée, probablement construite en quelques heures avec planches tremblantes, cette entreprise a tout de même réussi à nous charmer à un tel point que nous étions complétement désemparés les jours de fermeture improvisés. 






Les proprios de la Chocolata


Ce petit couple, avec leur concept d'une simplicité délicieuse, nous a énormément inspiré pour la suite des choses. Soa parle même de prendre un cours de patisserie à Quito... aucune surprise ici. 


 


Mompiche c'est aussi une ville pleine de couleur où on a l'impression d'être dans une galerie d'art quand on marche dans les rues. 















 


 





Finalement, Mompiche c'est le champ de bataille entre l’homme au filet  et l’oiseau surfeur. Quelques dizaines de pêcheurs chassent l’équivalent d’une baleine de poissons pendant que des centaines d’oiseaux ennuagent le ciel dans l’attente de leur Mobydick. 












Le moment fatidique : la course effreinée de l’homme, baril de poisson sur l’épaule, de son bateau jusqu’au camion stationné au bout de la plage.
Heureusement, c’est une chaine alimentaire que tout les joueurs considèrent comme inévitable…donc, la guerre est davantage métaphorique.




À Mompiche, on accroche donc ses soucis dans l’espace et on y flotte le temps qu’il faut comme dans un grand hamac au dessus des vagues.

Hasta Luego!

Simon y Soa



Bonus : comment réchauffer sa blonde avec les moyens du bord!!

Plage secrète et hamacs: excellente combinaison
Mais quand le vent gâche clairement l'expérience de pitoune

Il faut sortir le peu de bûcheron en soi
Parce que même si le résultat est pas très beau...






























La madame est contente malgré tout!


































1 commentaire:

  1. Le décor te va à merveille ma belle. Bravo, tu as écouter tes rêves et tu les réalises.

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