samedi 28 septembre 2013

Finca Rio Muchacho : Coté Jardin


Bonjour à tous et à toutes,

Petites nouvelles rapides pour vous dire que nous avons décidé de rester une semaine de plus à la ferme Rio Muchacho. L'expérience que nous y vivons est très libératrice même si le projet est loin d'être ce qu'on croyait. Mais ça, c'est pour la proxima semana.

Le concept est à la base, pas trop loin de la perfection. À peu près tout ce qui se trouve sur la ferme sert à quelque chose; que ce soit nourrir, construire ou à faire pousser.

On mange des bonnes choses; véritable cure de désintoxication. On vit dans un autre «penthouse» avec vue sur la rivière.



Et notre travail consiste à préparer les «lits» des jardins (bêcher, creuser des trous, etc), faire sécher les graines, planter, s'occuper des nombreux animaux et préparer des quantité industrielles de compost.

Tamarin près pour le séchoir solaire

Le système de compost est d'ailleurs très complet.

Le fumier des cochons est ramassé à tous les matins et placé dans l'un des trois cercles de composts. On y ajoute feuilles mortes et brins de scie (sciure) pour compléter le cycle. Les cercles sont rotatifs, ce qui veut dire qu'on en vide un à la fois et qu'on en remplit aussi, un à la fois. Il y a donc du compost à longueur d'année.


Ensuite, les dizaines de poulets sont lâchés dans cette jungle de ferme et vont se faire un ``fun`` fou a chercher les petits insectes et vers avec leurs pattes de poulets. On a donc pas besoin de mélanger le compost!!! Ces merveilleux oiseaux font donc le travail pour nous.


L'urine et le fumier sont en effet très haut en nitrogène et doivent être balancés avec des agents de carbone pour que la magie s'opère et que le compost puisse éventuellement servir à nourrir et même, à faire revivre la terre.

Un bon ratio de 1/3 de nitrogène et 2/3 de carbone créer un compost qui sent littéralement le bonheur. C'est pas des blagues, on enlève nos gants pour l'étendre sur les légumes et on a presque pas le goût de se laver les mains pour manger.

cercle de compost

Sinon, il y a un deuxième type de compost qui utilise le fumier de cuys, qui sont littéralement des machine à caca ici! Les cuys vivent dans des petites maisons avec un sol en grillage. Leurs «oh-donc-bien-nombreux» cacas tombent donc directement dans les boîtes sous les grillages. Encore une fois, la nature travaille pour nous.

On met le caca de cuys, de cheval et des vaches dans les «worms-bed». C'est du compost plein de vers super musclés nommés «california red». Ces vers coûtent chers mais l'avantage c'est qu'ils sont particulièrement intéressés à se reproduire. Quand on ajoute le super mélange de caca, les vers, qui habitent dans le fond des caisses, montent en flèche et bouffent tous les macroorganismes sur leur chemins et les tranforment en microorganismes en deux-temps-trois-mouvement. Le processus est incroyablement plus rapide que le compostage traditionnel.

Worm-beds (gauche) et maison des cuys (droite)


Nos restants de tables, eux, vont aux cochons. Les chanceux. Ils ont une diète vraiment plus élaborée que ça par contre mais on doit apprendre la recette secrète avant de pouvoir s'en vanter.

Pour le cycle de l'eau, on vous le promet la semaine prochaine, mais on vous promet qu'il n'y a pas beaucoup d'eau qui est perdue en cours de chemin!

Mais en gros, ici, c'est une véritable jungle et on est trop bien pour partir. On apprend beaucoup de choses, les volontaires sont supers, les animaux aussi. Le travail est très diversifié et on a énormément de temps libre; question de profiter de l'environnement unique dans lequel on se retrouve.

À la semaine prochaine!

Simon et Soa













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