dimanche 8 septembre 2013

Que Che-vere ! (So cool!)





Très mauvaise qualité mais les 2 volcans, Chimborazo à gauche et Cotopaxi à droite

Hola todos ! 


Déjà deux semaines de travail de complétées et on en a appris des choses ! Par contre la dernière semaine était beaucoup moins diversifiée que la première. Mais ça, ça fait partie de la vie campesina.

À gauche, notre village: Guantubamba
Une chose est certaine, maintenant, on connaît toutes les étapes de transformation de la « cebada » (avoine), à l’exception tragique de l’étape finale pour la consommation ; le « machica » qui sert à faire un des nombreux et toujours délicieux « cafecitos» dont on vous fera le topo un peu plus loin.. En passant, autre fait malheureux, ni l’avoine, ni le blé qui pousse ici ne voit sa vie se terminer en miche de pain ! Il faudra se magasiner une finca qui se spécialise en pain pour faire ça. Une chose est certaine, on a eu le temps de prendre en note les premières étapes.

Cebada et le volcan Chimborazo

Bon… comme on est au temps des récoltes, on ne peut pas se vanter d’avoir planté la cebada mais on l’a, évidemment, récolté de façon plus ou moins répétitive puisque on l’a fait dans presque toutes les familles. Toutefois, la cebada pousse différement dépendamment de comment on l’a plantée. Elle peut donc être mélangée avec d’autres cultures, cela ajouta sérieusement au défi de la récolter. Elle peut être aussi coupée en partie pour les animaux (seulement la tête de la cebada est donc minutieusement coupée) ; le reste servira à nourrir les bêtes. Enfin, elle peut être coupée pas mal n’importe comment si elle sert à  la revente.

 
 
Mais dans la plupart des cas, on coupe la tête seulement dans le but de la taper ardemment pendant des heures et des heures. L’objectif est de casser les têtes pour en récolter les graines. D’ailleurs, le processus est le même qu’avec les haricots séchées que nous vous avons présenté la semaine dernière. Par contre, ici, on ne sèmera pas la cebada ; on la consommera.

Et donc, on a fait ça toute la semaine et on se sent déjà comme des petits vieux. Mais ce n’est pas la seule raison pour laquelle on ne rajeunit pas ici.



Au menu cette semaine : La patate !

Ici, si l’alimentation pourrait être quand même assez variée, la situation économique oblige à restreindre l’alimentation au légume qui comble tout ; la patate.
Et comme on a pas trop le temps d’en faire un plat, on la mange, habituellement, en soupe.

La moyenne, deux soupes et demie par jour ; parce qu’il nous est arrivé d’être chanceux et de manger des patates frites ou encore des patates cuites sur du riz.

Mais la palme va au petit déjeuner de roi où on s’est fait offrir des patates sur des pâtes (ici faite de blé) sur du riz. Et n’imaginez pas qu’on s’en fait pour la sauce ici, dans le campo. Depuis cet instant glorieux, Soa et Simon ont fait leurs gringos et se sont permis une bouteille de sauce piquante…

Désolé, on est pas si campesino que ça !
Donc pour ceux que si le demande, la réponse est non ; le six-pack de Simon ne va pas très bien !

On aime beaucoup les soupes par contre. Elle consiste habituellement d’un type ou autre de « polvo », poudre faite de différents grains cassés (comme présenté ci-haut), de patates, de pâtes (pasta) de blé et, si on est chanceux d’une carotte ou d’un oignon ou d’un poignée de gourganes.


The king: El Cotopaxi
On boit beaucoup de lait ici, grand changement par rapport à notre vie québécoise de lait pasteurisé aux rayons X. En effet, contrairement à la croyance populaire, le lait frais n’a pas l’arrière goût délavé du lait pasteurisé et contient encore toute sa valeur nutritionnelle. Quoi ? Va bien falloir commencer à vous embêter avec les vérités du système alimentaire mondial à un certain moment ! 


Nuestra casa

La chambre :
Comme on vous le présentait la semaine dernière, les parents de la famille nous ont littéralement laissé les clés de leurs condo penthouse avec vue sur la mer.

Spacieux une pièce, planté de quatre murs de béton froid et d’un plancher de terre traditionnel équatorien (mais qui semble pourtant avoir été importé d’un 4 février québécois).

Par contre, ce qui refroidi véritablement la pièce, c’est notre « pas de plafond ». Entre la toile de métal qui sert de toit,  des moitiés de planches de bois aussi mince que notre matelas, permettent en effet une isolation du tonnerre.

Notons que le trou dans la fenêtre pour faire passer le fil de la seule prise électrique de la chambre n’aide pas beaucoup.

Pour le lit, faut lire le blog précédent !

Plusieurs meubles décorent l’endroit. Devant la seule fenêtre, mais ne bloquant en rien la lumière glorieuse, se tient une étagère rustique sur laquelle on découvre quelques radios, télés et lecteurs de vinyle clairement désuets (quel malheur) ainsi qu’une boite remplie de pamphlets adventiste, la version locale (ou colonisée) de la religion catholique .

Une machine à coudre est hôte à nos articles de toilette. Une grande table de chevet est l’heureuse réceptrice de nos possessions intellectuelles ; tels que l’ordinateur principal de notre ménage ainsi que les cours d’espagnol de Simon.

Enfin, une énorme étagère miniature transformée en tête de lit nous sert de bibliothèque (même si nous avons a peine le temps de lire) ainsi que notre garde-manger personnel.


La cuisine/salle à manger :
Particulièrement modeste et rustique, la cuisine et salle à manger sont définitivement fonctionnelles. Dotées à la fois d’un petit four à gaz et d’une spacieuse surface de feu de bois, elle peut simultanément cuire une grande soupe pour 6 personnes, chauffer de l’eau pour se laver, préparer un délicieux cafecito et cuire des « tostados » (gros mais éclaté ; N.B. À ce jour, nous avons dégusté 3 types de mais différents, chacun préparé de plusieurs façons différentes). 







Il y a deux comptoirs mais aucun meuble. De nombreux espaces de rangement servent à accueillir fourneaux et casseroles de toutes les grandeurs (certains sont même aussi gros que la marmite de Panoramix !). Un petit meuble rotatif sert à protéger les fruits et légumes des mouches potentielles mais aucun frigo n’est ici nécessaire à la conservation des aliments ; même pas le fromage ou le lait. Il fait en effet quand même assez froid ici. Côté positif : pas de moustiques, de coquerelles ou même de souris. 


La nouvelle passion de Soa


La machine à laver :
A l’extérieur se trouve une énorme bassine d’eau qu’on rempli le jour où on a l’eau courante. De chaque coté se trouve des plaques qui permettent de frotter et de rincer les vêtements le samedi, jour du Seigneur (congé) pour les gringos.
Processus long et pénible et pourtant un rappel de notre catastrophique consommation d’eau en Amérique du Nord (tout spécialement au Québec).

La toilette/douche :
Simplement sans commentaire. N.B. C’est pourtant la plus propre du village.

Les animaux :

Les coqs: (qui étrangement, sont extrêmement ponctuels) Ceux-ci commencent, en effet à chanter la pomme à leurs voisins, à 4 hr du matin précisément. C’est étrange parce que dans les autres endroits visités par vos aventuriers (quelques-uns quand même), ces satanées volailles n’ont habituellement pas d’heures pour cracher. 

Ver de patate qui fait des sit-up

Les poules qui dorment dans les arbres et qui sont tellement libres qu’il est pratiquement impossible de trouver où elles cachent leurs œufs.

Les chiens ;  Choco, Negro, Simon Bolivar et Princessa Soa (nouveaux arrivants).  Les deux premiers sont, selon Simon, complétement fou. Quand une vache se sauve, ils vont en effet tout faire pour la faire courir vers le ravin au lieu d’aider leurs maîtres à la récupérer. Negro, le plus fou, semble littéralement avoir adopter les bébés chiens et son insanité s’en porte mieux depuis. Ah, la zoothérapie !!

Simon à grande vitesse sur Burrito

L’âne, affectueusement nommé Burrito par Simon 
(parce que les équatoriens, comme la plupart des peuples du monde, trouve ça complétement absurde de donner des noms à leurs ânes) est fort, fier et sans complexe. Son chant de canari, en unisson avec les coqs, retient à tout coup l’attention de la pitoune d’ânesse de la voisine ; qui lui répond à chaque fois de sa voix angélique.
David et Lazar, vous serez plein de joie d’apprendre qu’un bébé âne ne coûte que 15$ ici.





Les cuys (prononciation : Couille) :
Méchants gros cochons d’Inde voués à la revente ou à la consommation personnelle. Étant une délicatesse nationale, leur destin tragique fait pleurer Soa une nuit sur deux. Fait cocasse pour apaiser la peine que vous partagez avec elle : ces petites bêtes tiennent leur nom charmants du bruit qu’ils émettent en permanence : couille, couille, couille !

Les lapins :
Même business que les cuys, même destin cruel mais environ 8 fois plus gras. On est presque certain que l’idée complétement débile du fameux lapin de Pâques à grandeur d’homme vient de l’Équateur.

Sur cette note merveilleuse, on vous dit à la semaine prochaine les lapinots et lapinettes !

Si vous pensez que notre blog commence à en valoir la peine, n’hésitez pas à partager notre page facebook avec vos contacts ! On a vraiment besoin de faire connaître notre aventure et notre projet !!


Au marché de Pujili

 

Au centre, vieille dame (jeune fille) avec son bébé raton- laveur



Soa au bout du monde


Simon dans la fameuse Camionetta! C'est plein, ça roule vite et c'est plein d'amis!


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