| Très mauvaise qualité mais les 2 volcans, Chimborazo à gauche et Cotopaxi à droite |
Hola todos !
Déjà deux semaines de travail de complétées et
on en a appris des choses ! Par contre la dernière semaine était beaucoup
moins diversifiée que la première. Mais ça, ça fait partie de la vie campesina.
| À gauche, notre village: Guantubamba |
Une chose est certaine, maintenant, on connaît
toutes les étapes de transformation de la « cebada » (avoine), à
l’exception tragique de l’étape finale pour la consommation ; le
« machica » qui sert à faire un des nombreux et toujours délicieux
« cafecitos» dont on vous fera le topo un peu plus loin.. En passant,
autre fait malheureux, ni l’avoine, ni le blé qui pousse ici ne voit sa vie se
terminer en miche de pain ! Il faudra se magasiner une finca qui se
spécialise en pain pour faire ça. Une chose est certaine, on a eu le temps de
prendre en note les premières étapes.
| Cebada et le volcan Chimborazo |
Bon… comme on est au temps des récoltes, on ne
peut pas se vanter d’avoir planté la cebada mais on l’a, évidemment, récolté de
façon plus ou moins répétitive puisque on l’a fait dans presque toutes les familles.
Toutefois, la cebada pousse différement dépendamment de comment on l’a plantée.
Elle peut donc être mélangée avec d’autres cultures, cela ajouta sérieusement
au défi de la récolter. Elle peut être aussi coupée en partie pour les animaux
(seulement la tête de la cebada est donc minutieusement coupée) ; le reste
servira à nourrir les bêtes. Enfin, elle peut être coupée pas mal n’importe
comment si elle sert à la revente.
Mais dans la plupart des cas, on coupe la tête
seulement dans le but de la taper ardemment pendant des heures et des heures.
L’objectif est de casser les têtes pour en récolter les graines. D’ailleurs, le
processus est le même qu’avec les haricots séchées que nous vous avons présenté
la semaine dernière. Par contre, ici, on ne sèmera pas la cebada ; on la
consommera.
Et donc, on a fait ça toute la semaine et on
se sent déjà comme des petits vieux. Mais ce n’est pas la seule raison pour
laquelle on ne rajeunit pas ici.
Au menu cette semaine : La patate !
Ici, si l’alimentation pourrait être quand
même assez variée, la situation économique oblige à restreindre l’alimentation
au légume qui comble tout ; la patate.
La moyenne, deux soupes et demie par
jour ; parce qu’il nous est arrivé d’être chanceux et de manger des
patates frites ou encore des patates cuites sur du riz.
Mais la palme va au petit déjeuner de roi où
on s’est fait offrir des patates sur des pâtes (ici faite de blé) sur du riz.
Et n’imaginez pas qu’on s’en fait pour la sauce ici, dans le campo. Depuis cet
instant glorieux, Soa et Simon ont fait leurs gringos et se sont permis une
bouteille de sauce piquante…
Désolé, on est pas si campesino que ça !
Donc pour ceux que si le demande, la réponse
est non ; le six-pack de Simon ne va pas très bien !
On aime beaucoup les soupes par contre. Elle
consiste habituellement d’un type ou autre de « polvo », poudre faite
de différents grains cassés (comme présenté ci-haut), de patates, de pâtes
(pasta) de blé et, si on est chanceux d’une carotte ou d’un oignon ou d’un
poignée de gourganes.
| The king: El Cotopaxi |
On boit beaucoup de lait ici, grand changement
par rapport à notre vie québécoise de lait pasteurisé aux rayons X. En effet,
contrairement à la croyance populaire, le lait frais n’a pas l’arrière goût
délavé du lait pasteurisé et contient encore toute sa valeur nutritionnelle.
Quoi ? Va bien falloir commencer à vous embêter avec les vérités du
système alimentaire mondial à un certain moment !
| Nuestra casa |
La chambre :
Comme on vous le présentait la semaine
dernière, les parents de la famille nous ont littéralement laissé les clés de
leurs condo penthouse avec vue sur la mer.
Spacieux une pièce, planté de quatre murs de
béton froid et d’un plancher de terre traditionnel équatorien (mais qui semble
pourtant avoir été importé d’un 4 février québécois).
Par contre, ce qui refroidi véritablement la
pièce, c’est notre « pas de plafond ». Entre la toile de métal qui
sert de toit, des moitiés de planches de
bois aussi mince que notre matelas, permettent en effet une isolation du
tonnerre.
Notons que le trou dans la fenêtre pour faire
passer le fil de la seule prise électrique de la chambre n’aide pas beaucoup.
Pour le lit, faut lire le blog
précédent !
Plusieurs meubles décorent l’endroit. Devant
la seule fenêtre, mais ne bloquant en rien la lumière glorieuse, se tient une
étagère rustique sur laquelle on découvre quelques radios, télés et lecteurs de
vinyle clairement désuets (quel malheur) ainsi qu’une boite remplie de pamphlets
adventiste, la version locale (ou colonisée) de la religion catholique .
Une machine à coudre est hôte à nos articles
de toilette. Une grande table de chevet est l’heureuse réceptrice de nos
possessions intellectuelles ; tels que l’ordinateur principal de notre
ménage ainsi que les cours d’espagnol de Simon.
Enfin, une énorme étagère miniature
transformée en tête de lit nous sert de bibliothèque (même si nous avons a
peine le temps de lire) ainsi que notre garde-manger personnel.
La cuisine/salle à manger :
Particulièrement modeste et rustique, la
cuisine et salle à manger sont définitivement fonctionnelles. Dotées à la fois
d’un petit four à gaz et d’une spacieuse surface de feu de bois, elle peut
simultanément cuire une grande soupe pour 6 personnes, chauffer de l’eau pour
se laver, préparer un délicieux cafecito et cuire des « tostados »
(gros mais éclaté ; N.B. À ce jour, nous avons dégusté 3 types de
mais différents, chacun préparé de plusieurs façons différentes).
Il y a deux comptoirs mais aucun meuble. De
nombreux espaces de rangement servent à accueillir fourneaux et casseroles de
toutes les grandeurs (certains sont même aussi gros que la marmite de
Panoramix !). Un petit meuble rotatif sert à protéger les fruits et
légumes des mouches potentielles mais aucun frigo n’est ici nécessaire à la
conservation des aliments ; même pas le fromage ou le lait. Il fait en effet
quand même assez froid ici. Côté positif : pas de moustiques, de
coquerelles ou même de souris.
| La nouvelle passion de Soa |
La machine à laver :
A l’extérieur se trouve une énorme bassine
d’eau qu’on rempli le jour où on a l’eau courante. De chaque coté se trouve des
plaques qui permettent de frotter et de rincer les vêtements le samedi, jour du
Seigneur (congé) pour les gringos.
Processus long et pénible et pourtant un
rappel de notre catastrophique consommation d’eau en Amérique du Nord (tout
spécialement au Québec).
La toilette/douche :
Simplement sans commentaire. N.B. C’est
pourtant la plus propre du village.
Les animaux :
Les coqs: (qui étrangement, sont extrêmement
ponctuels) Ceux-ci commencent, en effet à chanter la pomme à leurs voisins, à 4
hr du matin précisément. C’est étrange parce que dans les autres endroits
visités par vos aventuriers (quelques-uns quand même), ces satanées volailles
n’ont habituellement pas d’heures pour cracher.
| Ver de patate qui fait des sit-up |
Les poules qui dorment dans les arbres et qui
sont tellement libres qu’il est pratiquement impossible de trouver où elles
cachent leurs œufs.
Les chiens ; Choco, Negro, Simon Bolivar et Princessa Soa
(nouveaux arrivants). Les deux premiers
sont, selon Simon, complétement fou. Quand une vache se sauve, ils vont en
effet tout faire pour la faire courir vers le ravin au lieu d’aider leurs
maîtres à la récupérer. Negro, le plus fou, semble littéralement avoir adopter
les bébés chiens et son insanité s’en porte mieux depuis. Ah, la
zoothérapie !!
| Simon à grande vitesse sur Burrito |
L’âne, affectueusement nommé Burrito par Simon
(parce que les équatoriens, comme la plupart des peuples du monde, trouve ça
complétement absurde de donner des noms à leurs ânes) est fort, fier et sans
complexe. Son chant de canari, en unisson avec les coqs, retient à tout coup
l’attention de la pitoune d’ânesse de la voisine ; qui lui répond à chaque
fois de sa voix angélique.
Les cuys (prononciation : Couille) :
Méchants gros cochons d’Inde voués à la
revente ou à la consommation personnelle. Étant une délicatesse nationale, leur
destin tragique fait pleurer Soa une nuit sur deux. Fait cocasse pour apaiser
la peine que vous partagez avec elle : ces petites bêtes tiennent leur nom
charmants du bruit qu’ils émettent en permanence : couille, couille,
couille !
Les lapins :
Même business que les cuys, même destin cruel
mais environ 8 fois plus gras. On est presque certain que l’idée complétement
débile du fameux lapin de Pâques à grandeur d’homme vient de l’Équateur.
Sur cette note merveilleuse, on vous dit à la
semaine prochaine les lapinots et lapinettes !
Si vous pensez que notre blog commence à en
valoir la peine, n’hésitez pas à partager notre page facebook avec vos
contacts ! On a vraiment besoin de faire connaître notre aventure et notre
projet !!
| Au marché de Pujili |
| Au centre, vieille dame (jeune fille) avec son bébé raton- laveur |
| Soa au bout du monde |
| Simon dans la fameuse Camionetta! C'est plein, ça roule vite et c'est plein d'amis! |
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